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Refléxion

Le bonheur, est-ce une utopie ou une réalité ?

Tout le monde cherche inlassablement à être heureux dans la vie. La quête du bonheur se manifeste grandement dans l’entendement humain. Malgré les turbulences qui se conjuguent au non-sens. On ne se lasse pas jamais d’aborder ce concept. Déjà, la vie est bonheur. Sans le bonheur, la vie manquerait quelque chose.

Tenter de définir le bonheur peut paraitre perplexe et subjectif qu’on peut définir de différentes manières suivant le cas. Pour la pensée antique, c’est l’absence de malheur qui ferait atteindre le bonheur. En effet, il se définit comme un état de satisfaction, de bien-être général et de contentement avec sa vie et ses expériences. Le bonheur  peut ressembler à un choc cardiaque, un cœur qui bat la chamade. On rencontre une personne dans l’imprévu, on est fou du bonheur.  Il vous tombe dessus comme la foudre, ce n’est pas une atmosphère tranquille le bonheur.

Selon Aristote, le bonheur est en quelque sorte une fin suprême à laquelle toutes les autres fins sont subordonnées. Et, comme il a écrit dans son ouvrage ‘Ethique a Nicomaque’ « Tout ce que nous choisissons est choisi en vue d’une autre chose, a l’exception du bonheur, qui est une fin de soi ». Dans sa réflexion, Aristote fait comprendre que le bonheur est un don, et qu’il n’est pas le fruit du hasard ou d’une chance. Le bonheur est le fruit constant d’un travail et d’une réflexion. Nous joignons notre réflexion à l’approche de Nietzsche sur le bonheur. Il nous dit que «  le bonheur du plus grand nombre est un idéal qui donne la nausée à quiconque a la distinction de ne pas appartenir au plus grand nombre ». Toute l’humanité doit s’embarquer dans le bonheur.

Pour certains, le bonheur n’existe pas. Comme le dit d’ailleurs l’écrivain André Malraux « le bonheur est pour les imbéciles », de cette manière qu’on pourrait le qualifier d’utopique. Car la nature humaine foncièrement insatisfaite et qu’il est impossible de trouver un état de contentement durable. Autrement dit, le bonheur serait une illusion totale engendré par la société qui nous pousse à rechercher les biens de ce monde, le plaisir et la réussite. L’idée de croire que l’on peut atteindre un état absolu alors qu’on se trouve dans un monde relatif.

Nombreux sont des philosophes, des psychologues et des chercheurs de différentes disciplines qui ont étudié le concept bonheur pendant des siècles, et ils sont parvenus à un même résultat, le bonheur est une notion subjective et relative. D’ailleurs, c’est de par sa subjectivité et relativité que beaucoup de discussions embrassent sa définition, et par-dessus tous les divers moyens de l’atteindre.

D’un autre côté, beaucoup de penseurs soutiennent que le bonheur est une pure réalité qu’on peut dire accessible à tous. Ils semblent penser, voire croire que le bonheur est une question de choix subjectif et de mentalité. Pour eux, il est possible de cultiver des états d’esprit positifs, de pratiquer la gratitude et la bienveillance, et de trouver un sens et une satisfaction dans notre vie quotidienne. Le bonheur devient comme un objectif que l’homme veut atteindre. L’homme cherche délibérément le bonheur, il le cherche partout et chaque jour, c’est un sentiment inné chez lui.

En vrai, le bonheur est une expérience subjective qui varie d’une personne à une autre. Ce qui rend une personne heureuse peut ne pas fonctionner pour une autre. En d’autres termes, il  est incommunicable. De plus, le bonheur est souvent un mélange d’émotions saines et impures, et pouvant être influencé  par des facteurs biologiques et génétiques. Il est généralement important que la recherche de cette féliciter est un processus personnel et unique. Il faut bien le dire, certaines personnes peuvent trouver le bonheur dans des moments simples de la vie, comme contempler le coucher du soleil, un diner, l’achat d’une belle voiture, lire un livre, se marier, alors que d’autres peuvent avoir besoin de défis et d’accomplissements plus important pour se sentir vivants.

En effet, l’homme de par sa liberté est à même de prendre des initiatives et de faire des choix. Non seulement il en est capable, mais il se trouve toujours dans des situations où il doit choisir. Il est condamné à choisir. Ne pas choisir, c’est encore choisir. Il est donc un être de choix. On ne saurait imaginer l’existence humaine sans l’inéluctabilité des choix. La vie n’est-elle pas du reste un répertoire de choix ? Personne n’échappe à cette règle.

Notre époque, la postmodernité est caractérisée par une confusion totale : toutes les idées se valent, toutes les valeurs se valent. On a l’impression que les cultures prennent la place de la culture. Cette situation de confusion engendre la fragmentation de la connaissance caractérisée par le relativisme, le réductionnisme voire même un certain nihilisme.  Le monde aujourd’hui est porte à un pluralisme auquel il manque un sens unique. Cette crise de valeur engendre une crise anthropologique. La question de Dieu est intimement liée à la question de l’homme, puisque l’amour incommensurable de Dieu pour l’homme est une question fondamentale pour la vie et pose des interrogations décisives sur qui donc est Dieu et sur qu’est-ce que l’homme pour que Dieu pense à lui.

A cet effet, comment croire en Dieu, lorsque la connaissance scientifique de l’univers semble l’exclure ? Comment être chrétien, lorsque l’expérience quotidienne du mal, de la souffrance et de l’absurdité rend impossible d’aimer Dieu vraiment, en arrivant même a dire que Dieu n’est pas nécessaire, il ne signifie pas grand-chose. La Bonne nouvelle de la vie éternelle que Dieu nous a confiée depuis plus de deux mille ans comme le vrai bonheur, semble donc être étouffée par les annonces quotidiennes de désespoir, de division et de mort. L’évangile qui annonce la joie, est prêché sans pour autant empêcher que le bonheur soit pris comme une illusion.

Il est généralement bon de noter que le bonheur peut être ressenti à différents degrés et dans différentes situations. Il peut être influencé par des facteurs tels que la sante, les relations personnelles, la satisfaction professionnelle, etc. Par conséquent, bien que le bonheur puisse être considéré comme quelque chose de subjectif, il ne peut pas être complètement considéré comme utopique, car il fait partie intégrante de la vie quotidienne de nombreuses personnes. Le bonheur est cette accessible étoile, qui nous guide tout au long de la vie. La nature humaine ne saurait faire autrement que souhaiter et rechercher le bonheur.

Bill Witchelson Dier

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