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La prostitution un métier mélancolique!

Neuf heures (9) du soir, nous sommes à Delmas 3 au local morisso club, l’un des lieux de la prostitution de la commune de Delmas où il y a une quinzaine de travailleuses du sexe qui travaille chaque nuit. Elles portent leurs beaux talons, des minus jupes très sexy, certaines portent des culottes panta, leur visage bien maquillé, elles ont planté le décor pour offrir services à leur client. Elles dansent à l’intérieur du club dans le but d’attirer des clients qui viennent consommer du plaisir.

Deux cent cinquante gourdes sont le prix minimum qu’un consommateur de sexe doit payer pour passer un « moment » avec Gisèle Louis. Toutefois, ce prix peut varier en fonction des positions requises par le client. « Il faut avoir au moins 750 gourdes pour bénéficier d’un *backchat* (la levrette), 800 gourdes pour un *pankabann* 1000 gourdes pour un djak ( « Position où l’homme s’allonge sur le lit et la femme assise sur le pénis de son partenaire sexuel », a confié Gisèle. Elle continue fièrement pour dire qu’elle gagne 40.000 gourdes le mois et elle estime d’être mieux touché que son propre mari qui est un policier qui gagne 20.000 mensuel.

En Haïti, la prostitution est un phénomène visible, mais les médias en parlent peu de ce phénomène. Les rares fois où l’on en parle, c’est pour stigmatiser les acteurs du phénomène. Gisèle, avoue qu’être prostituée n’est pas une bonne chose, mais elle a décidé de pratiquer ce métier pour aider son mari à répondre aux besoins de sa famille qui compte quatre (4) enfants dont 3 parmi eux ont déjà terminé leur étude universitaire. Sa première fille, qui est l’ainé de cette famille, a déjà terminé ses études à l’université Quiskeya, son deuxième enfant qui est un garçon à fait ses études à la faculté de droit de port au prince et le troisième à l’unika, le dernier garçon est en NS 3 au collège Canado haïtien.

Les clients la respectent peu à cause de son métier. Mais elle garde son boulot par nécessité, en dépit de toute stigmatisation affirme -t- elle avec une voix angoissée  » *vendre mon corps aux inconnus n’est pas une bonne chose, mais je l’ai fait pour le bonheur de mes enfants, un jour, je leur raconterai mon passé conclut – elle *.

La larme aux yeux Gisèle affirme que : * sa plus grande peur, c’est quand son mari sera mis au courant de son travail, elle risque de perdre son homme qu’elle aime plus que sa propre vie. Elle profite également de notre micro pour demande à l’État pour créer des emplois pour les jeunes dès l’âge de 18 ans pour diminuer le taux des jeunes filles qui pratiquent la prostitution sans avoir voulu * si j’avais un emploie à l’époque que j’étais jeune, je ne vendrai pas mon corps pour l’argent.

Être travailleuses de sexe est un métier ultra risqué. Ici, en Haïti, elles sont victimes de toute sorte de violences dans leur métier, car l’État haïtien n’a pas encore régularisé ce secteur qui pour certaines mères de famille sans emplois, sans un véritable métier est le seul moyen de répondre aux besoins de leur famille.

Anderson CHARLES Pour  ovomag

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